La « bulle » des formations environnementales
Le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) a publié en juillet 2011 dans son Bref n°289 une étude sur le devenir des diplômés de formations en environnement.
Le constat : « les sortants des formations liées à l’environnement rencontrent plus de difficultés d’insertion que leurs homologues issus d’autres spécialités. En cause, une offre de diplômés qui dépasse les besoins des entreprises. Ce constat général masque néanmoins des différences selon les niveaux et le contenu des formations. »
Auteurs : Étienne Campens (Centre d’études et de recherche du groupe ESC Clermont, centre associé régional du Céreq pour la région Auvergne), Olivier Aznar (CEMAGREF, UMR Metafort, Aubière), Thibaud Mazerm (Centre d’études et de recherche du groupe ESC Clermont)
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Source : Céreq : www.cereq.fr/index.php/publications/Bref/La-bulle-des-formations-environnementales
NDLR Planetemploi
Ce constat de l’inadéquation Formation < -> Emploi en environnement est récurrent depuis plus d’une dizaine d’années (L’Ifen, au travers de l’ORME, éditait de multiples études sur le sujet). Dans ce laps de temps le marché de l’emploi s’est pourtant diversifié avec l’apparition de nouveaux métiers de l’environnement mais également accru en valeur absolue par le nombre d’emplois créés et de postes à pourvoir.
L’offre de formations suit -mais n’anticipe que rarement- ce mouvement, avec souvent certains délais de mise en œuvre des diplômes : étude du marché local d’insertion, prise de conscience des besoins émergents, délais d’habilitation des diplômes, etc.
En conséquence, depuis une quinzaine d’années l’offre de formations s’est diversifiée avec des diplômes et des parcours hyper-spécialisés (Réforme LMD) : écoconstruction, RSE, écologie aquatique, aménagement du littoral, commercialisation des plantes aromatiques, énergies renouvelables et bâtiments solaires,…. A ce propos, consulter notre guide des formations en environnement : Orientation-environnement.com
Ce dédale de cursus possibles et d’intitulés de formation aux sigles les plus étonnants n’arrange ni les recruteurs qui recherchent des viviers de candidats, ni les candidats eux-même qui hésitent dans leur choix d’orientation, et doivent construire leur propre parcours de formation dans l’Enseignement Supérieur tout particulièrement. Vous trouverez des conseils pratiques et critères pour (bien) choisir sa formation ici : www.orientation-environnement.com/Comment-bien-choisir-sa-formation
Parmi les facteurs qui font qu’un jeune diplômé augmente ses chances d’insertion rapide et en adéquation avec SON projet professionnel, je citerai prioritairement :
1. Avoir un projet professionnel (Métier, Mission, Fonction, structure d’emploi) le moins vague possible pour concentrer toute votre énergie et motivation dont vous aurez besoin pendant vos études !
2. Bien connaître son marché de l’emploi et « réseauter » en ciblant les recruteurs potentiels aussi précocement que possible ! Pour cela mener votre enquête en rencontrant directement (pas juste sur les réseaux sociaux ou derrière un courriel !) des salariés et employeurs du domaine qui vous attire, assurer une veille stratégique pré-professionnelle sur le web, la presse spécialisée, les perspectives et tendances économiques.
3. Capitaliser de l’expérience tout au long de votre formation lors de stages que vous prendrez soin de bien choisir car ils vous outilleront de compétences opérationnelles complémentaires de vos enseignements et qui sont l’un des critères majeurs de sélection par les recruteurs.
4. Avoir suivi un cursus de formation dans lequel l‘Insertion professionnelle fait partie des enseignements, et idéalement une formation où existe un « Monsieur/Madame » réseau qui aide au placement, ou bien encore une formation qui intègre dans son offre un accompagnement vers l’emploi (coaching, conseil CV, LM,…), une veille sur les offres d’emploi avec des alertes e-mail ciblées… On peut rêver !
Etc…
A partir de là vous serez moins influençable par certains dossiers « métiers verts » qui ne vont pas au fond des choses, survolent les secteurs sans identifier précisément les potentialités réelles locales d’essor et de création d’emplois nouveaux. Ensuite le choix de tel ou tel établissement d’enseignement, en fonction de sa présumée renommée, ne joue réellement que dans des cas limités et bien souvent c’est toujours la PERSONNALITÉ d’un candidat qui fait le différence, toutes choses restant égales par ailleurs… Le savoir-être n’étant pas une « rubrique gadget » que l’on ajoute au bas de son CV !
Le 16/09/2011
Veille emploi JV Prospectives